Ensemble Irini
Lila Hajosi, direction
Danielle Burgart, artiste contemporaine
Helena Tajadura, Clémence Faber, mezzos
Fanny Chatelain, Ariane Le Fournis, altos
Olivier Merlin, Matthieu Chapuis, ténors
Xavier Bazoge, Jean-Marc Vié, basses
Claire McIntyre, Sandie Griot, sacqueboutes
PROGRAMME
Quis dabit capiti meo
Isaac
Vgodebda viglovme
Chant de la liturgie mortuaire géorgienne
Ts'midata tana ganu svene
Chant de la liturgie mortuaire géorgienne
Saukunod
Chant de la liturgie mortuaire géorgienne
Arasada davdumnet
Chant de la liturgie pascale géorgienne
Christos anesti
Tropaire de Pâques orthodoxe
Kyrie de la Messe des martyrs
Isaac
Trisagion des Morts
Aghialos
Lamentatio Sanctae Matris Ecclesiae Constantinopolitanae
Guillaume Dufay (1397-1474)
O Theos Ilthosan Ethni
Manuel Chrysaphes (1415-1480)
Durée : 1h
APOCALYPSE
La performance Apocalypse rassemble des pièces orthodoxes et catholiques écrites du XVe au XVIIe siècle, autour des thèmes de la mort et de la Résurrection. Conçue sur mesure pour le Festival de Vivoin, le programme offre un voyage entre l’Italie, l’Empire Byzantin et la Géorgie, à la découverte de la beauté des polyphonies anciennes. À travers les œuvres de Guillaume Dufay et Manuel Chrysaphes, le concert invite notamment à découvrir une période singulière, aussi courte que méconnue, celle de la dernière tentative d’union de l’Orient et de l’Occident au XVe siècle. Au son des voix de l’Ensemble Irini, mêlées aux sacqueboutes médiévaux, et dans un même élan de création, l’artiste contemporaine Danielle Burgart effectuera la peinture d’une toile monumentale en temps réelle. Des créatures hybrides prendront forme sous les yeux des spectateurs, au rythme de la musique et de l’inspiration de Burgart dont l’univers apocalyptique fera de cette forme performative une expérience à part entière.
ENSEMBLE IRINI
Basé à Marseille et fondé en 2015 par Lila Hajosi, l’Ensemble Irini est spécialisé en musique ancienne sacrée d’Orient et d’Occident, entre Rome et Constantinople. Reconnu internationalement pour son exigence et ses propositions uniques, hors-normes et audacieuses, loin des codes habituels de la Musique Ancienne, la formation impose aujourd’hui un son à part dans la musique vocale. En effectif polymorphe, sans voix de soprano, l’ensemble illumine le répertoire orthodoxe ou les compositions de la Renaissance de couleurs nouvelles, chaudes et profondes. De Maria Nostra (2015, disque Choc de Classica en 2018) à Janua (2024) en passant par O Sidera (2021) et Printemps Sacré, vivre, mourir, l’Ensemble Irini - fidèle en cela à son nom qui signifie « la Paix » en grec - évoque dans ses programmes les dialogues entre l’Orient et l’Occident sacrés, ainsiq que les liens entre la sagesse d’hier et les bouleversements d’aujourd’hui.
LILA HAJOSI
Avant même de commencer ses études musicales, Lila Hajosi se découvre une passion pour la direction. En 2011, chantant dans un choeur amateur à Marseille, elle est fascinée par la finesse et la profondeur du travail de chef et profite secrètement des leçons précieuses auxquelles elle assiste. La jeune musicienne est formée dès 2012 aux Conservatoires d’Aix en Provence (Prix Jeune Espoir Dussurget) et Marseille (Premier Prix d’Art Lyrique) en chant, musique ancienne, théâtre, art lyrique et musique de chambre. Lila Hojosi est diplômée en Musicologie médiévale à l’Université de Montpellier. D’abord musicologue et artiste lyrique spécialisée dans les musiques anciennes, c’est grâce à l’Ensemble Irini que la chanteuse a fondé en 2014 qu’elle prend en 2021 le chemin de la direction de choeur et prochainement d’orchestre. Lila hojosi est passionnée par l’exigence du travail a cappella, la fabrique du son basé sur un façonnage minutieux du spectre harmonique, la recherche et la redécouverte de répertoires rares et s’intéresse aux transversalités qui unissent musique, poésie, histoire, philologie et sciences.
DANIELLE BURGART
Danielle Burgart est née en 1963 en Alsace et passe son enfance à la campagne. Une école d’art n’entrant pas dans le champ de ses possibles, elle fait d’abord des études supérieures de Sociologie et d’Ethnologie. Arrivée à Paris, Danielle Burgart s’organise une formation artistique « à la carte ». Elle apprend la gravure - attrait pour le travail sur métal, l’amour du papier, l’esprit d’atelier. Elle suit par la suite les cours de modèle vivant de son « maître » André Maigret et des cours d’anatomie artistique à l’Ecole Supérieure des Beaux Arts. La fréquentation assidue du muséee du Louvre, de Beaubourg, des salons d’art et des galeries complète sa culture et l’aide à se forger une pratique personnelle. Pendant une quinzaine d’années, elle exerce à temps partiel le métier de professeur d’Art Plastique à la ville de Paris avant de se consacrer complètement à la création. Danielle Burgart est exposée par différentes galeries. Elle est invitée à participer à de nombreux salons d’art et obtient plusieurs prix dont le Prix de la Fondation Taylor.